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Final Fantasy XIII Article 29/03/2010

Parce qu'il s'est vu confier la lourde tâche d'être le premier Final Fantasy sur consoles HD, le treizième épisode de la série phare de Square Enix est plus que jamais le centre de toutes les attentions. Très différent du RPG à la japonaise tel qu'on le connaissait jusqu'à présent, Final Fantasy XIII met un point d'honneur à bousculer nos habitudes de joueurs en délaissant complètement l'exploration au profit de l'action. Une volonté affichée de séduire les non initiés, quitte à rendre perplexes les inconditionnels de Final Fantasy.

Final Fantasy XIII

Ancrée dans un univers de science-fiction, l'histoire de Final Fantasy XIII tourne essentiellement autour du thème du destin. Ignorant tout de la réalité de Pulse, le Bas-Monde qu'elle a quitté jadis dans la crainte, l'humanité est venue se réfugier sur Cocoon, un astre artificiel créé par des entités supérieures nommées fal'Cie. Exécutant direct de la volonté de ces derniers, le gouvernement de Cocoon, appelé le Sanctum, n'hésite pas à organiser des « Purges » pour déporter tous ceux qui seraient entrés en contact avec un fal'Cie de Pulse. Et l'un d'eux a justement été localisé dans les vestiges situés à proximité de la ville côtière de Bodhum, entraînant l'exil de tous ses habitants. Mais dans le train des déportés de la Purge se trouve une poignée d'individus résolus à agir, sans savoir qu'ils vont bientôt se retrouver esclaves du destin dévolu aux l'Cie.

Test Final Fantasy XIII Xbox 360 - Screenshot 814Le système de combat de cet épisode peut être vu comme une version optimisée de celui de Final Fantasy X-2.

Le scénario de Final Fantasy XIII fait ainsi intervenir des notions bien particulières avec lesquelles il convient d'abord de se familiariser. Car les pièces du puzzle narratif de cet épisode ne s'imbriquent qu'au compte-gouttes à mesure que l'on approche de la fin, l'histoire devenant, au fil du jeu, de plus en plus troublante. Le nom de l'Cie est donné aux humains qu'un fal'Cie a désigné pour accomplir une tâche bien précise. Mais cette tâche ne leur est pas révélée clairement, et il leur faut dans un premier temps la découvrir s'ils veulent pouvoir la mener à bien. L'échec entraîne un destin pire que la mort, les l'Cie étant alors changés en Cie'th, des créatures misérables au coeur empli de désespoir et de ressentiment. La réussite est donc la seule option envisageable, mais elle a pour conséquence de faire entrer le l'Cie en stase cristalline, et qui sait s'il ne s'agit pas finalement d'une autre sorte de mort ? Toutes ces questions se bousculent ainsi rapidement dans l'esprit de nos héros qui se voient imposer une mission dont ils ignorent la nature exacte et dont la réalisation pourrait bien aller à l'encontre de leurs propres convictions. Prisonniers d'une tâche qui leur semble inéluctable, ils tenteront de prouver qu'ils ne sont pas pour autant esclaves de leur destin.

Test Final Fantasy XIII Xbox 360 - Screenshot 815Pas de villages, les sauvegardes font office de boutiques et permettent d'améliorer les armes.

Les joueurs ayant eu l'opportunité d'essayer la démo de Final Fantasy XIII qui était livrée en bonus avec le blu-ray du film Advent Children seront certainement surpris par les changements opérés entre-temps sur cette première heure de jeu. La Purge servant finalement d'introduction au jeu, les possibilités offertes en termes de gameplay dans la version finale sur cette première heure de jeu sont plus limitées. Bien que les scènes choisies nous projettent immédiatement dans le feu de l'action, il faut attendre trois bonnes heures avant que le système de combat ne devienne réellement intéressant. C'est à ce moment-là que les stratégies (optima en VO) et le cristarium font leur entrée en scène, ajoutant le zeste de subtilité qu'il fallait pour rendre les combats pleinement convaincants. Chaque personnage peut alors adopter différents rôles qui s'apparentent à des jobs (attaquant, ravageur, défenseur, tacticien, saboteur, soigneur) et qui leur permettent de recourir à des actions bien spécifiques (sorts offensifs pour le ravageur, sorts de buff pour le tacticien et de débuff pour le saboteur...). On apprend alors à dompter le maniement de ces stratégies qui consistent à prédéfinir à l'avance différentes combinaisons de rôles pour parer à toutes les situations. Mais on sent qu'il manque encore quelque chose. Une impression qui s'explique au bout de sept heures de jeu, lorsque nos personnages acquièrent un troisième job qui donne accès à des combinaisons de rôles bien plus nombreuses qu'en début de partie.

Test Final Fantasy XIII Xbox 360 - Screenshot 816Choquer l'ennemi permet de le catapulter dans les airs pour le massacrer sans qu'il puisse riposter.

Au coeur du système de combat, la gestion des stratégies est bel et bien l'élément qui confère tout son piment au gameplay de Final Fantasy XIII. Car même si les combats ne durent, la plupart du temps, que quelques dizaines de secondes, il est indispensable de passer d'une combinaison à l'autre très fréquemment pour en finir le plus rapidement possible. Avec du recul, on se rend compte que le système de combat de cet épisode peut être vu comme une version optimisée de celui de Final Fantasy X-2. On y retrouve en effet le même compromis tour par tour/temps réel, avec une jauge ATB qui se remplit rapidement et des actions ultra dynamiques dans la zone de jeu. Plus flagrant encore, les capacités des personnages dépendent directement des jobs qu'ils endossent durant le combat, d'où la nécessité d'en changer régulièrement (via les vêtisphères pour FFX-2 et les stratégies pour FFXIII). Les deux systèmes se démarquent toutefois par deux différences majeures : dans le treizième opus, le changement de job se fait presque instantanément via les stratégies et on contrôle uniquement le leader de l'équipe.

Test Final Fantasy XIII Xbox 360 - Screenshot 817Le cristarium est beaucoup plus dirigiste que le sphérier expert de Final Fantasy X.

C'est donc l'IA qui assure la gestion des autres personnages du groupe, et celle-ci s'en sort plutôt très bien, même si l'impossibilité de donner des directives précises aux autres membres de l'équipe ne permet pas d'optimiser complètement son schéma de jeu. Par exemple, vos tacticiens et saboteurs n'auront pas toujours la bonne idée de lancer en priorité les sorts qui vous semblent les plus appropriés, surtout quand ils en ont une bonne dizaine à disposition. Un élément que l'on pouvait justement paramétrer complètement dans Final Fantasy XII grâce aux gambits, mais qui a été grandement simplifié ici. Afin de se rendre accessible à tous, le soft invite également le joueur à recourir à des commandes automatiques qui sélectionnent d'elles-mêmes les actions les plus appropriées. L'utilisation de ces attaques prédéfinies en combat évite surtout de perdre du temps dans le menu d'action lorsqu'on n'a pas d'indications vraiment précises à donner à son leader, chaque seconde étant précieuse dans le déroulement des batailles de Final Fantasy XIII. Malgré tout, on a un peu le sentiment que le jeu nous mâche le travail, preuve qu'il se destine avant tout à ceux qui n'ont pas l'habitude des RPG.

Test Final Fantasy XIII Xbox 360 - Screenshot 818Les vaporisateurs sont vraiment précieux, économisez-les au maximum !

Outre la gestion des stratégies, l'autre bonne trouvaille du système de combat de cet opus réside dans la possibilité de « choquer » l'ennemi (break en VO) pour le rendre complètement vulnérable. Il suffit, pour cela, d'enchaîner les combos en utilisant principalement les sorts des ravageurs pour faire exploser rapidement la jauge de choc de l'adversaire. On peut alors le catapulter dans les airs pour le massacrer sans qu'il puisse riposter, de préférence après l'avoir débuffé au maximum pour le fragiliser encore plus. Tout aussi jouissive, l'activation des Eidolons, les chimères de Final Fantasy XIII, qui se battent à nos côtés sur la zone de combat avant de fusionner avec leur porteur pour lui permettre d'écraser tous les ennemis alentour. En symbiose avec son Eidolon, un personnage peut recourir à des manipulations simples qui font des ravages à l'écran, avant de lancer une dernière attaque spéciale dévastatrice. Chers en TP (les points de tactique), les Eidolons sont visuellement spectaculaires mais on a finalement assez peu d'occasions de les utiliser efficacement. Il faudrait évoquer aussi la possibilité de recourir à divers vaporisateurs permettant d'optimiser ses stats et de passer inaperçu pour prendre les ennemis par surprise. On démarre alors le combat avec un avantage certain, tous les adversaires étant à la limite du choc ! Extrêmement efficaces, ces objets doivent être économisés jusqu'au bout car il n'est possible d'en acheter qu'à la toute fin du jeu.

Test Final Fantasy XIII Xbox 360 - Screenshot 819Les eidolons se battent à nos côtés sur la zone de combat avant de fusionner avec leur porteur.

On a vu que les rôles permettaient à chacun d'hériter de capacités propres à chaque job, mais encore faut-il combattre pour engranger les points à répartir sur cette interface qui n'est pas sans rappeler le sphérier de Final Fantasy X. Plus dirigiste que ce dernier qui proposait d'ailleurs une variante « expert », le cristarium offre finalement moins de liberté que prévu mais il remplit son office en assurant l'évolution des personnages, pourtant dépourvus de niveaux d'expérience. En revanche, il faut patienter jusqu'au chapitre 11 pour que tous puissent développer la totalité des jobs. Dans le même ordre d'idées, c'est seulement après 20-25 heures de jeu que l'on a accès à l'ensemble de l'équipe et que l'on peut enfin choisir le leader que l'on va contrôler. Durant toute la première partie de l'aventure, les événements s'enchaînent sans que l'on puisse s'en écarter, le soft affichant une linéarité effrontée qui se retrouve de manière flagrante dans les environnements de type « couloirs ». Les rôlistes déploreront aussi forcément l'absence de tout ce qui caractérisait les anciens Final Fantasy et les RPG en général (villages, quêtes annexes, énigmes dans les donjons...). Cela dit, c'est un choix assumé de la part de Square Enix, et même s'il ne plaira certainement pas à tous, il a ses avantages (rythme sans temps morts, réalisation au top, combats de boss haletants...).

Test Final Fantasy XIII Xbox 360 - Screenshot 820Il faut être patient pour accéder aux environnements ouverts de Pulse où l'exploration reprend enfin ses droits.

Le joueur devra donc cumuler la bagatelle de 25-30 heures de jeu pour atteindre les contrées démesurées de Gran Pulse, véritable terra incognita où l'exploration reprend finalement ses droits. Le Bas-Monde abrite une immense zone ouverte où l'on peut enfin se balader librement, à pied ou à dos de chocobo, à la recherche de stèles donnant accès à une soixantaine de missions facultatives. Il s'agit toutefois exclusivement de missions de chasse qui consistent à traquer des monstres pour les éliminer et qui ne sont pas sans rappeler les missions de chasseur de primes de Final Fantasy XII. Bien qu'elle ne survienne que vers la fin du jeu, l'arrivée sur Pulse est un moment dont il convient de profiter au maximum en s'écartant de la trame principale pour vadrouiller enfin vers l'inconnu. Côté durée de vie, la plupart des joueurs termineront l'aventure en 45-50 heures en ligne droite, mais il faut bien 70 heures pour achever la totalité des missions, compléter entièrement le cristarium et améliorer toutes les armes au niveau maximum. Sans cette dernière partie, Final Fantasy XIII aurait probablement manqué son rendez-vous avec les puristes de la série. Mais il se rattrape avec brio pour finalement nous laisser le sentiment que la série est en train de franchir un nouveau cap, avec tout ce que cela comporte de changements et de remaniements. Ce treizième épisode doit donc être jugé dans sa globalité, en tenant compte des compromis effectués pour faire évoluer la série moyennant certains sacrifices qui paraîtront sacrilèges aux uns et profitables aux autres. Le meilleur moyen de se faire sa propre opinion est encore d'y jouer !

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Nous avons jeté un nouveau coup d’oeil à Split Second Velocity qui, s’il a hérité d’un titre enrichi, est resté fidèle à son principe où les vitesses indécentes se conjuguent avec des destructions à haute teneur en explosifs. Quand "Vroum !" rime avec "Boum !"...

Split/Second : Velocity

Alors que mi-mars annonçait l’arrivée très prochaine du printemps, Disney avait investi le cinéma MK2 Bibliothèque pour présenter tous ses projets dans différents domaines : cinéma, télé, etc. Le jeu vidéo n’était pas en reste puisque Split Second Velocity était venu faire rugir les chevaux de ses bolides. Au passage, vous noterez la modification de son titre. Renseignement pris, le mot Velocity a été ajouté pour le territoire européen uniquement dans le but de pallier un éventuel litige autour d’un film portant le même titre. Ce point précisé, et comme nous n’étions pas venus pour discuter marketing, il était largement temps de prendre le volant dans les courses proposées par ce jeu qui mêle délinquance routière et transformation agressive du plan d’occupation des sols.

Aperçu Split/Second : Velocity Playstation 3 - Screenshot 88Les bolides du jeu ne sont pas sans rappeler ceux de Ridge Racer.

Par rapport à la version que nous avions vue lors de notre passage au studio du développeur Black Rock à Brighton en décembre dernier, celle présentée dans le cadre de cet événement proposait quatre circuits : Downtown Central, Express Highway, Construction Site et Power Plant. Pour mémoire, rappelons qu’à Brighton nous en avions vu trois autres : Airport, Docks et un dernier dont une grande partie du parcours passait par un centre commercial. Si tout cela vous paraît très urbain et si le béton n’est pas vraiment votre truc, sachez que lors de la conférence précédant la prise en main, Julien Carron qui est lead designer sur ce jeu (et accessoirement l’un des "frenchies" de l’équipe Black Rock) a précisé qu’on ne passerait pas tout son temps sur des circuits tracés dans des villes. Sans plus de précision, l’allusion suggérait quelques pistes traversant des contextes plus bucoliques mais, comme nous allons le voir plus tard, on se demanderait presque comment cela sera possible. Côté bolides, nous avions le choix entre les incontournables schémas du genre : la supercar rapide mais légère, le truck à plateau costaud mais lent mais aussi, entre ces deux extrêmes, la copie carbone d’une Chevrolet Camaro dernière génération se montrant comme il se doit plus homogène et donc, constituant un bon moyen de faire connaissance avec le jeu. Sachez également que les caméras disponibles seront au nombre de trois : derrière la voiture ou avec vue imprenable sur le capot avant et au ras du sol, en vue subjective.

Aperçu Split/Second : Velocity Playstation 3 - Screenshot 89Aucun problème, pas de panique, j'ai la situation parfaitement en mains. Enfin... je crois...

En ce qui concerne le principe, aucun changement n’est à noter. Il s’agira toujours de rejoindre la ligne d’arrivée le plus rapidement possible en accumulant de l’énergie afin de déclencher des attaques contre ses adversaires. L’énergie en question pourra être récupérée de trois manières différentes : en profitant de l’aspiration d’une voiture qui vous précède, en dérapant ou en sautant. Quant aux attaques, elles débuteront par des lâchers d’explosifs sur les engins des autres participants et, pour peu que vous conserviez l’énergie accumulée afin de remplir votre jauge à bloc, elles vous permettront de complètement modifier le parcours avec la destruction de pâtés de maisons entiers ou d’édifices notables dans le paysage. Par exemple, on pourra faire tomber comme un arbre qu’on coupe une tour surmontée d’un restaurant panoramique circulaire qui fait ressembler l’ensemble à un camembert planté sur un cure-dent géant. Une fois à terre, ce bâtiment devient une rampe très pratique pour poursuivre l’épreuve sur les toits de la ville jusqu’alors inaccessibles. C’est la présence nécessaire de ce genre d’édifices qui justifie le doute que nous émettions plus haut en ce qui concerne le fonctionnement d’éventuels circuits traversant des endroits moins citadins. En marge de ces courses qui pourront être disputées en solo ou à plusieurs en écran partagé et jusqu’à huit en ligne, nous avons également pu goûter à nouveau au mode Survival. Durant ces épreuves, il s’agira de parcourir le plus de kilomètres possible sur un circuit circulaire dans le temps imparti par un compte à rebours. Pour gagner quelques précieuses secondes, il sera impératif de doubler de gigantesques camions. Histoire de compliquer les choses, les remorques de ces véhicules laissent échapper des bidons rouges ou bleus. Quand on les percute, ces derniers modifient le comportement de la voiture tandis que les rouges explosent et la détruisent immédiatement. Il faut donc les éviter tout en maintenant une moyenne de vitesse qui tient en deux mots : à fond ! Autre nécessité : utiliser avec art les voitures des autres concurrents afin que ce soient elles qui percutent les bidons. Vous l’aurez compris, quel que soit le mode qu’on choisit (et il nous en reste encore quelques-uns à découvrir qui étaient désespérément verrouillés durant cette session de jeu...), l’intensité et les fortes montées d’adrénaline seront clairement au rendez-vous.

Aperçu Split/Second : Velocity Playstation 3 - Screenshot 90C'est joli !

Techniquement, Split Second Velocity sait mettre en avant les destructions frénétiques qui en font le sel. Entre les zooms sur l’action quand vous parvenez à détruire la voiture d’un adversaire ou la séquence montrant le cas échéant la vôtre être réduite à l’état de puzzle, ça fuse de tous les côtés et on en prend plein les yeux. Sur la version que nous avons utilisée, certains bugs étaient à déplorer comme l’apparition d’une partie de la structure de la voiture alors qu’on se trouvait en vue subjective. Nous veillerons à vérifier que ce défaut soit corrigé lors de notre test. Reste une inconnue qui nous intéresse au plus haut point : que va-t-il se passer quand Split Second Velocity et Blur, jeux de courses arcades sortant pratiquement à la même date, vont se télescoper en choc frontal ? Nous avons hâte de savoir s’il y aura un vainqueur entre ces deux-là ou si c’est surtout le genre lui-même qui sortira grandi de ce combat motorisé.

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Un petit peu plus d'un an après la sortie de l'excellent Dawn of War II, le studio Relic vient raviver notre envie d'en découdre par le biais d'une extension à la gloire des sombres dieux du Chaos. Stand-alone de grande classe, le bien nommé Chaos Rising nous invite ainsi à découvrir une nouvelle campagne qui sans revenir sur le gameplay du jeu de base, offre un nouveau souffle à la recette Dawn of War en permettant au joueur de décider du sort des Blood Ravens. Et quand en plus, l'extension introduit un nouveau camp en multijoueur, de nouveaux héros, de nouvelles unités vraiment réussies pour chaque faction et 7 cartes multi, on se dit que Relic ne s'est pas moqué de nous.

Warhammer 40.000 : Dawn of War II : Chaos Rising

Une année seulement après avoir sauvé leur coin de galaxie d'une invasion tyranide, les Blood Ravens et leurs alliés vont être confrontés à une nouvelle menace, plus terrible encore. A la lisière du système encore meurtri par les âpres combats qui s'y sont produits tout récemment, de multiples perturbations du Warp donnent lieu à un étrange phénomène : une planète disparue des radars de l'Impérium il y a plus d'un millénaire ressurgit des profondeurs insondables de l'espace. Monde glacé autrefois prospère, Aurelia a malheureusement été corrompu par les forces du Chaos. C'est en tout cas ce que vont découvrir Avitus, Cyrus, Thaddeus, Tarkus et Davian Thule (dont l'esprit contrôle maintenant un terrifiant Dreadnought). Les fiers Space Marines vont effectivement être attirés à la surface d'Aurelia par un étrange appel de détresse utilisant les codes propres aux Blood Ravens. Voilà en tout cas le point de départ d'une superbe campagne qu'il sera bien évidemment possible de traverser à deux, en coopération. Notez d'ailleurs que si vous le souhaitez, rien ne vous empêche d'importer les personnages développés dans le jeu de base. En revanche, ces derniers ne profiteront pas de leurs meilleurs équipements, à l'instar des armures Terminator, rendues indisponibles jusqu'à un certain point de la nouvelle campagne. Cette campagne constitue en outre l'occasion d'accueillir un nouveau venu : l'archiviste Orion, un jeteur de sorts capables de faire des ravages dans les rangs ennemis tout en soignant vos propres troufions.

Test Warhammer 40.000 : Dawn of War II PC - Screenshot 39L'accueil qu'on vous réserve sur Aurelia est du genre chaleureux.

Fondamentalement, le gameplay de Dawn of War II n'a pas changé d'un iota. Il s'agit donc toujours de mener une poignée d'escouades spécialisées au combat, en tirant partie des couvertures, des capacités et des armes spéciales de chacune. A l'issue de chaque affrontement, on passera toujours un temps non négligeable à examiner le matos récupéré sur le terrain, avant de distribuer des points de compétence avec une parcimonie toute "jeu de rôlesque". Mais la grande nouveauté de l'extension, c'est qu'en plus des fameux points d'expérience, nos combattants pourront désormais engranger des points de Corruption. Exposés à la terrible puissance du Chaos, les Space Marines vont effectivement devoir opérer bon nombre de choix au cours de leurs missions, des choix qui détermineront non seulement la nature du matos et des pouvoirs auxquels ils auront accès par la suite, mais aussi la tournure que prendra le scénario. Chaos Rising propose en effet deux fins distinctes qu'on ne découvrira qu'en jouant différemment. Se détourner de la lumière de l'Empereur en ne secourant pas vos frères d'armes, en utilisant des armes souillées par le Mal et en vous exposant volontairement aux puissances obscures vous ouvrira ainsi l'accès à de nouveaux pouvoirs. Chaque escouade dispose ainsi de six niveaux d'amélioration nés de la corruption. A vous de voir si vous vendrez l'âme de vos hommes pour obtenir les sinistres dons des dieux du Chaos.

Test Warhammer 40.000 : Dawn of War II PC - Screenshot 40Seul Davian Thule, dont l'âme inflexible contrôle ce Dreadnought, ne sera pas affecté par la corruption du Chaos.

A l'inverse, en servant fidèlement l'Empereur et le Chapitre des Blood Ravens, vous obtiendrez des points de Rédemption en complétant des objectifs spécifiques ou en portant des Sceaux de pureté dans votre équipement. Vous pourrez alors porter des objets bénis et profiter d'une seule et unique capacité spéciale, afin de pourfendre les rejetons de la nuit avec d'autant plus de facilité. De fait, les missions de la campagne présentent de nombreux objectifs secondaires qui s'excluent les uns les autres et qui détermineront l'alignement de vos ouailles. Mais il faut également considérer le fait que choisir tel ou tel chef d'escouade pour un type de missions particulier pourra faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Outre les considérations tactiques habituelles, Chaos Rising introduit donc une toute nouvelle dimension à Dawn of War II. Et quand en plus, on s'aperçoit que la plupart des missions sont mieux ficelées que dans le jeu de base, on obtient une extension solo absolument délectable, car dotée d'un fort potentiel de rejouabilité. Remarquez, il fallait peut-être ça, la campagne étant tout de même bien courte, puisqu'une huitaine d'heures suffira sans doute pour en voir le bout. Reste qu'affronter les Légions Noires en plus des traditionnels Orks, Tyranides et autres Eldars sans avoir à se retaper la même carte plusieurs fois dans la même partie constitue indiscutablement une belle amélioration. Dommage que ce joli tableau soit entaché par le retour des vieilles maps du jeu de base lors des missions secondaires.

Test Warhammer 40.000 : Dawn of War II PC - Screenshot 41L'archiviste constitue un atout de taille pour les Space Marines.

Cela dit, sachez qu'en plus de cette belle campagne, Dawn of War II : Chaos Rising ouvre de nouvelles perspectives en matière de multijoueur même si le stand-alone n'intègre que la faction du Chaos. En effet, il vous sera nécessaire, si ce n'est déjà fait, d'acquérir le jeu de base pour jouer avec les autres races. Néanmoins, contrôler la nouvelle faction constitue déjà un véritable plaisir. Sous les ordres d'un Seigneur du Chaos spécialiste du corps-à-corps, d'un Champion de Nurgle protecteur ou d'un Sorcier adepte des sorts destructeurs, on emmènera ainsi nos Space Marines du Chaos au combat tout en les soutenant avec des hordes de démons. En dehors de quelques petites subtilités, les Spaces Marines des Légions Noires et leurs véhicules fonctionnent sur le même modèle que leurs congénères de l'Impérium. Mais vous pourrez cependant choisir de les spécialiser en les affiliant à un dieu du Chaos spécifique. Nurgle, déité de la pourriture par exemple, vous octroiera un bonus de santé et un malus de vitesse tandis que Tzeentch augmentera votre cadence de tir. On appréciera également les avantages conférés par les Hérétiques, des troupes légères capables de se mettre en transe pour améliorer l'efficacité des soldats alentour ou encore de construire des temples du Chaos dont les capacités varieront en fonction de votre Commandant.

Test Warhammer 40.000 : Dawn of War II PC - Screenshot 42En multi, les trois Seigneurs du Chaos ne manquent pas d'attrait.

Il faut également évoquer les démons, créatures immondes indissociables des Légions Noires. On pense notamment au Grand Impur, spécialiste du combat rapproché capable de vomir de la bile sur ses ennemis et de projeter une aura empoisonnée. Les Sanguinaires se feront quant à eux une joie de se téléporter un peu partout pour frapper là où ça fait mal. Enfin, le puissant Broyeur gagnera de l'énergie en goûtant le sang de l'ennemi. Bref, en associant tout cela à une tripotée de nouvelles capacités, comme la touche de Nurgle qui fera exploser vos troupes lors de leur trépas, on se retrouve avec une excellente nouvelle faction, parfaitement en accord avec ce que les fans du jeu de plateau étaient en droit d'attendre. Mais ce n'est pas tout, Dawn of War II : Chaos Rising ajoute de nouvelles unités aux autres factions, unités qui sont d'ailleurs déjà utilisables par les possesseurs du seul jeu de base, et ce gratuitement, ce qui n'est plus si courant aujourd'hui. Les Spaces Marines récupèrent ainsi l'Archiviste, que nous évoquions plus haut, tandis que les Orks profitent du soutien longue distance des Bizarboyz. Du côté des Eldars, on accueille le Garde Fantôme, une unité lourde spécialisée dans les attaques à courte portée et qui profite de surcroît d'un regain de vitesse en présence d'un Archonte. Enfin, les Tyranides sont incontestablement les mieux lotis avec deux nouveaux ajouts : les Genestealers et le Garde Tyranide.

Test Warhammer 40.000 : Dawn of War II PC - Screenshot 43"Du sang pour le dieu du sang, des crânes pour le trône de Khorne !"

Enfin, pour compléter ce généreux menu, Relic a également inclus un mode Chacun Pour Soi, sept cartes multi adaptées de la campagne ainsi que deux nouveaux héros (le Sorcier du Chaos et le Prince Tyranide, redoutable invocateur de sbires insectoïdes) pour le mode Baroud d'Honneur dédié, comme vous la savez, à la survie en coopération. Avec tout cela, on se dit qu'il y a là de quoi s'occuper pendant de nombreuses heures, voire pendant des nuits entières. Certes, la campagne peut apparaître un petit peu trop courte, mais son indéniable qualité et sa rejouabilité potentielle suffisent amplement à compenser cet apparent désagrément. En somme, les petits gars de Relic, après nous avoir infligé un gigantesque coup de massue en février 2009, confirme leur maîtrise et leur talent en nous livrant une extension de toute beauté, qu'on ne peut évidemment que recommander aux fans de Dawn of War II.

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Lundi 29 Mars 2010Poster un commentaire
Performances graphiques inégalées
Avec la puissance de deux GPU GeForce GTX 200 sur une seule carte, la carte graphique GeForce GTX 295 délivre des performances graphiques inégalées dans les meilleurs jeux DirectX 10 du moment comme Far Cry 2, Mirror’s Edge et Call of Duty 5: World at War. La combinaison de deux cartes graphiques GeForce GTX 295 dans une configuration Quad NVIDIA® SLI® fait passer vos performances de jeu dans une nouvelle dimension avec des fréquences de rafraichissement incroyables et un bonheur graphique absolu.
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Vivez "Graphics Plus™"
La carte graphique GeForce GTX 295 et la technologie CUDA délivrent non seulement une expérience de jeu de classe mondiale, mais également tous les avantages de "Graphics Plus™". Découvrez des effets PhysX™ époustouflants, des images stéréoscopiques en 3D et un traitement d’images et de vidéos incroyable, tous accélérés par le GPU. Que ce soit pour utiliser de nouveaux moteurs physiques à la pointe de la technologie, profiter d’environnements destructibles, utiliser vos lunettes NVIDIA® GeForce ® 3D Vision™ dans des jeux en véritable 3D stéréoscopique, transcoder rapidement des vidéos HD sur votre lecteur vidéo portable , ou éditer des images numériques avec Adobe® CS4, la carte graphique GeForce GTX 295 peut tout faire avec des performances ahurissantes !
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Moniteurs multiples avec des GPU multiples
Exploitez la puissance de la carte graphique GeForce GTX 295 sur plusieurs moniteurs et profitez d’une expérience dual screen en 3D absolument fantastique. Utilisez un moniteur pour vivre l’action au plus près tout en commandant vos armées sur votre deuxième écran, ou vivez des performances de jeu multi-GPU en plein écran sur un seul moniteur, tout en exécutant vos tâches de bureautique courantes sur votre deuxième écran. Avec le GPU GeForce GTX 295, ne manquez plus une seule seconde des mondes virtuels et réels.

 

 

Caractéristiques techniques du moteur GPU :
Unités de traitement 480 (240 x 2)
Fréquence de la carte graphique (en MHz) 576
Fréquence du processeur (en MHz) 1242
Taux de remplissage des textures (en milliards de pixels/s) 92.2
Caractéristiques techniques de la mémoire :
Fréquence de la mémoire (en MHz) 999
Configuration de mémoire standard 1792MB (896MB x 2) GDDR3
Largeur de l’interface mémoire 896-bit (448-bit x 2)
Bande passante mémoire (en Go/s) 223.8
Fonctionnalités prises en charge :
Compatible NVIDIA SLI® 4 (Quad)
Technologie NVIDIA PureVideo® PVHD
Compatible NVIDIA PhysX™
Technologie NVIDIA CUDA™
Microsoft DirectX 10
OpenGL 2.1
Bus pris en charge PCI-E 2.0 x16
Certifié pour Windows Vista

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Lundi 08 Mars 2010Poster un commentaire

La saga des Assassins en guerre contre les Templiers se poursuit. Adieux Croisades lointaines, bonjour la Renaissance italienne pour un second opus qui tente de corriger les quelques défauts de son grand frère. Notez que cette version PC intègre les deux contenus téléchargeables des versions consoles.

Assassin's Creed II

Assassin's Creed premier du nom avait passablement divisé les foules. Soit on adorait en étant prêt à lui pardonner ses défauts évidents, soit on restait bloqué par son côté répétitif et des cités un peu vides d'activité. Le leitmotiv du développement de ce second volet aura été la correction de ce genre de problème. Plus grand, plus riche, moins répétitif, Assassin's Creed II pourra-t-il convaincre ceux qui avaient délaissé le premier épisode ? Possible, pour autant, que personne ne s'attendent à une révolution complète même si pas mal de choses ont bel et bien changé. A commencer par le cadre puisque l'Animus nous emmène cette fois en Italie en pleine Renaissance. Autre temps, autres mœurs, autre héros descendant d'Altaïr. Ezio Auditore nous est présenté alors qu'il n'est qu'un flagorneur à grande gueule, impétueux et insolent qui découvrira à ses dépens son destin d'assassin qu'il n'embrasse finalement que dans le but de venger l'exécution de son père et ses frères. Une mort évidemment liée aux Templiers.

Test Assassin's Creed 2 PC - Screenshot 112Ezio maîtrise de nouvelles techniques d'assassinat.

Le changement d'ambiance est radical, et assuré par le héros. Au revoir fier et sobre Altaïr, bonjour Ezio le charmeur qui deviendra toutefois de moins en moins frivole au fil de sa quête qui s'étale sur plus de 10 ans. Ezio, c'est un peu le latin type, soit on accroche, soit on a envie de lui coller des baffes dès qu'il sort un "va benne". Pour certains, son changement de tempérament ne sera pas un luxe. Fort heureusement, celui-ci débute lorsqu'il enfile pour la première fois son costume d'assassin, ce qui ne se produit pas avant un certain temps, ce second volet étant nettement plus long à démarrer que son grand frère. Il est par ailleurs plus long d'une manière générale, on y trouve plus de villes, d'une taille plus imposante, Venise à elle seule pouvant occuper pendant des heures. Si Assassin's Creed comptait relativement peu de missions annexes, ici on trouvera de quoi passer le temps. Les courses libres sont bien sûr de retour, mais on trouvera des missions d'assassinats secondaires sympathiques, les tombeaux d'assassins sur lesquels on reviendra, l'assistance aux citoyens, la recherche des pages du codex ou des glyphes secrets et surtout, des missions principales en plus grand nombre, parfois de courte durée mais qui guident le joueur dans sa progression.

Test Assassin's Creed 2 PC - Screenshot 113Parmi les nouveautés, on note les niveaux en intérieur, très Prince of Persia.

Si on procède par étapes, on commencera par s'attarder sur les changements relatifs à Ezio. Pour le faire progresser, il faudra avant tout s'enrichir. Tout se monnaie ici. On paie pour améliorer son armure et sa santé, on paie pour acheter des armes de meilleure qualité, pour s'offrir des soins, des munitions. Du coup, on est payé pour nos missions, on fait les poches des passants, on vole des coffres et surtout, on entretient sa villa. La Villa Auditore n'est rien de plus qu'une source de revenus réguliers. On s'y rend pour investir un peu d'argent dans sa rénovation, par exemple en agrandissant la banque et hop, l'argent coule à flots. Plus tard on revient et on refait une petite retouche. L'idée est bonne, mais il faut bien admettre que se taper les allers-retours à la villa peut vite devenir pesant. Et dans la mesure où on peut très bien se procurer de l'argent autrement, nombreux sont ceux qui risquent de l'oublier assez régulièrement.

Test Assassin's Creed 2 PC - Screenshot 114Leonardo vous aidera avec ses inventions et bricolages.

Parmi les autres changements du côté des aptitudes du personnage, on citera ses nouveaux mouvements d'assassin, le bonhomme étant à présent capable de tuer une cible en étant suspendu à un rebord ou depuis une cachette. Ezio est également équipé de deux lames secrètes grâce au génie de son camarade Leonard de Vinci qui plus tard lui fait même don d'une arme à feu ou de bombes fumigènes très pratiques pour jouer au ninja. Il lui prêtera même son aile volante le temps d'une mission. Accessoirement, notre assassin est enfin capable de nager au lieu de se noyer comme un crétin quand il met un pied dans l'eau. Mais Ezio est aussi un mec super sociable. Ou en tout cas super friqué, du coup, il peut se faire plein d'amis. S'il est, comme son ancêtre Altaïr, capable de se fondre dans un groupe pour passer inaperçu, lui n'a pas besoin de s'attirer leurs faveurs pour y parvenir et peut même se mêler à n'importe quel attroupement. Mieux, avec son argent, il peut enrôler certaines factions. Les mercenaires pourront l'aider à massacrer des soldats, les voleurs les attireront loin de leur poste et seront capables de vous suivre sur les toits, enfin, les prostituées se chargeront de divertir les gardes pour vous laisser le champ libre. Autant de possibilités de faire diversion qui enrichissent les missions. Dans le même genre, lorsqu'on vous poursuit, par exemple, essayez donc de jeter quelques florins sur le sol pour voir les passants se ruer dessus et bloquer le passage à vos assaillants.

Test Assassin's Creed 2 PC - Screenshot 115Le clipping est très présent lorsqu'on s'aventure hors des villes.

Tout ceci sert une progression qui a quelque peu changé depuis le premier volet. Si les villes sont plus garnies en activités et que l'on garde une grande liberté de mouvement, la quête principale se veut néanmoins plus dirigiste. Les assassinats, nettement plus nombreux, ne nécessitent plus d'en passer par les missions d'enquêtes mais arrivent comme le point final d'une succession de missions diverses. On retrouve néanmoins quelques filatures compliquées par des gardes plus futés et des passants qui n'hésitent pas à faire des esclandres lorsque vous les bousculez un peu trop. Pour minimiser ces désagréments, il faudra surveiller votre notoriété. Lorsqu'elle augmente trop, pensez à arracher quelques avis de recherche, à liquider des témoins ou encore à soudoyer les hérauts qui vous font mauvaise presse. Votre travail en sera facilité.

Test Assassin's Creed 2 PC - Screenshot 116Ezio perdra très vite ses airs de minet arrogant. Tant mieux.

Le rythme général du jeu est donc plus emporté et le contenu plus varié. D'autant que les retours incessants à l'ère moderne ont pris fin et ne cassent plus l'immersion. Escortes, libérations de prisonniers, vols, on ne va pas faire l'inventaire, simplement préciser que la quête maintient le joueur sur les rails et fait preuve de suffisamment de variété pour que le besoin d'en passer par les quêtes annexes ne se fasse même pas sentir. On regrette toutefois la disparition des enquêtes qui permettaient à ceux qui le souhaitaient de peaufiner l'assassinat. Attention toutefois, la chose est toujours possible. Pour venir à bout de sa cible, on pourra opter pour l'approche massue et en assumer ensuite les conséquences ou bien mieux se préparer et se faire plaisir en liquidant les archers, en usant d'un minimum de discrétion et surtout en repérant correctement les lieux. Ici, vous pourrez par exemple tenter de sauter comme un brute sur une cible entourée de sa garde, ça marchera mais ça manquera de classe. Si vous ouvrez les yeux et les oreilles, vous comprendrez qu'elle se dirige vers son bateau, trouverez l'arche qui mène au quai et irez l'attendre patiemment sur une poutre pour lui tomber sur le dos pendant qu'elle se gargarise de vous avoir échappé. Vous aurez autant de mal à vous enfuir, mais au moins vous pourrez frimer. Le petit hic, c'est qu'on pourrait facilement penser que les assassinats sont devenus bien plus bourrins, ce qui n'est pas faux mais pas inévitable et colle finalement bien au personnage d'Ezio. Notez que certaines missions exigent de ne pas se faire repérer et vous contraindront donc à trouver le meilleur chemin et à faire usage de tout de ce qu'on a mis à votre disposition. Souvent, la préparation d'un meurtre demandera également de mettre en place tout un système avec l'aide d'une faction. Tuer des archers pour que les voleurs les remplacent, éliminer des postes de garde pour que des mercenaires sèment la panique en ville et que votre cible soit dépourvue de protection etc.

Test Assassin's Creed 2 PC - Screenshot 117Bienvenu dans l'Animus 2.0, plus fun, plus relax, plus Start Up

L'autre nouveauté notable d'Assassin's Creed repose dans les Tombeaux d'Assassin. On pourrait les voir comme des donjons, au nombre de 6, renfermant des sceaux dont on ne dira rien ici. En gros, ce sont des niveaux à la Prince of Persia, en intérieur et dans lesquels il faut trouver son chemin exactement comme dans un Sands of Time. Acrobaties, énigmes, parcours chronométrés, le jeu prend une toute autre allure qui peut en troubler certains. Les niveaux sont néanmoins bien construits et pas excessivement longs. On les verra au choix comme un challenge, une pause dans la progression ou une nuisance, tout est possible et on se gardera de donner un avis trop tranché sur la question.

Test Assassin's Creed 2 PC - Screenshot 118Fondez-vous dans la foule.

Alors que répondre à la question posée au début ? Disons qu'Assassin's Creed reste Assassin's Creed. Si vous avez apprécié le premier, vous n'aurez pas de problème avec cette suite, même si certains détails peuvent décontenancer de prime abord. Quant à ceux qui n'ont pas accroché la première fois, ils trouveront ici des corrections susceptibles de les séduire davantage mais si c'est le concept même du jeu qui vous a fait fuir, ne rêvez pas. D'autant qu'il reste des défauts irritants comme une IA parfois un peu étrange et un moteur 3D qui a curieusement vieilli affichant des visages limite décevants et un clipping qui peut choquer de temps à autre. On aurait d'ailleurs souhaité une meilleure optimisation de cette version PC qui ne tire vraiment pas profit des configurations un tant soit peu musclée. en revanche, on appréciera le fait que les deux contenus téléchargeables des versions consoles soient inclus de base dans le jeu. Moyennant toutefois un prix de base plus élevé que la moyenne sur le support.

Tags associés : Assassin, creed

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Lundi 08 Mars 2010Poster un commentaire
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